Une Maison est une Maison : La loi reste la même
Dans le marché locatif néerlandais, vous pourriez voir des annonces pour un villa, un bungalow, un herenhuis (maison de ville), ou un vrijstaand huis (maison indépendante). D'un point de vue juridique, ces termes sont purement descriptifs. Il n'existe pas de catégorie juridique distincte pour une « location de villa » ou une « location de bungalow ». Que vous louiez un appartement-studio de 30 m² ou une villa jumelée de 300 m² avec jardin, le contrat de location relève du même ensemble de lois : le droit du logement (huurrecht voor woonruimte). Cela signifie que les droits fondamentaux et les protections accordés aux locataires — en ce qui concerne la résiliation du bail, les augmentations de loyer et les obligations d'entretien du propriétaire — sont exactement les mêmes. Le type ou la taille du bien n'altère pas le cadre juridique fondamental de la relation bailleur-locataire.
La principale différence pratique : les responsabilités d'entretien
Malgré l'uniformité juridique, les réalités pratiques de la location d'une maison indépendante diffèrent sensiblement de la location d'un appartement, principalement dans le domaine de l'entretien (onderhoud). Un appartement fait partie d'une structure plus grande, et l'entretien de l'extérieur, du toit et des espaces communs est pris en charge par l'Association des copropriétaires (VvE). Avec une maison individuelle ou jumelée, le locataire est en possession directe de l'ensemble de la structure et de son terrain environnant. Cela introduit une série de responsabilités d'entretien qui doivent être clairement définies dans le contrat de location pour éviter les litiges.
Le Jardin (Tuin) : Un point de contentieux fréquent
La source de désaccord la plus fréquente lors de la location d'une maison est l'entretien du jardin (tuinonderhoud). La loi fournit un cadre général basé sur la distinction entre l'entretien mineur et quotidien (devoir du locataire) et l'entretien majeur ou structurel (devoir du bailleur). Dans le contexte d'un jardin, cela se décompose généralement comme suit :
- Responsabilité du locataire (
kleine herstellingen) : Tâches régulières et simples qui ne nécessitent pas de compétences spécialisées ni de dépenses importantes. Cela comprend la tonte de la pelouse, l'enlèvement des mauvaises herbes, le balayage des feuilles et la taille de petits haies et buissons pour garder le jardin en ordre.
- Responsabilité du bailleur (
groot onderhoud) : Tâches majeures, peu fréquentes ou structurelles. Cela comprend un taillage majeur ou l'abattage de grands arbres, le remplacement des clôtures et portes pourries ou cassées, la réparation du pavage sur une terrasse ou une allée, et l'entretien ou le remplacement d'un abri de jardin.
Lisez attentivement le contrat : l'approche sceptique
Un contrat de location bien rédigé pour une maison contiendra une clause détaillée précisant la répartition exacte des tâches d'entretien du jardin. Cependant, de nombreux contrats utilisent des termes vagues et ambigus, tels que « le locataire est responsable de l'entretien du jardin ». C'est une recette de conflit. Un bailleur pourrait interpréter cela comme signifiant que le locataire doit tailler professionnellement de grands arbres, tandis que le locataire estime que cela ne couvre que la tonte de la pelouse. Avant de signer un bail pour une propriété avec un jardin, un locataire potentiel doit insister sur la clarté. Il est judicieux d'avoir une liste détaillée des responsabilités annexée au contrat. Sans cette clarté, le locataire peut se retrouver dans un litige sur le coût d'un jardinier professionnel ou confronté à une réclamation sur son dépôt de garantie pour « négligence » du jardin.