Le contrat à durée indéterminée : véritable sécurité à long terme
Lorsque les locataires ou les propriétaires aux Pays-Bas parlent d'un « bail à long terme », ils font référence à une huurovereenkomst voor onbepaalde tijd (contrat de location d'une durée indéterminée). Ce type de contrat est la forme traditionnelle et la plus sécurisée de la location. Il n'a pas de date de fin spécifiée et, en principe, permet au locataire de rester dans le logement aussi longtemps qu'il le souhaite, à condition de respecter les termes du bail (comme le paiement du loyer). C'est l'expression légale de la sécurité du logement à long terme (woonzekerheid) et c'est le type de contrat le plus recherché par les locataires en quête de stabilité.
La norme d'or de la protection des locataires
Un contrat à durée indéterminée offre au locataire tout le pouvoir de protection des locataires néerlandaise (huurbescherming). La caractéristique la plus marquante est l'extrême difficulté pour un propriétaire de résilier le bail. Contrairement à de nombreux autres pays, un propriétaire ne peut pas simplement donner congé parce qu'il veut vendre le bien ou trouver un nouveau locataire. Il doit disposer d'un des très rares motifs légalement valides de résiliation et, si le locataire n'est pas d'accord, le propriétaire doit obtenir une ordonnance du tribunal pour l'expulser. Le locataire, quant à lui, conserve toute la flexibilité pour mettre fin au bail à tout moment avec un préavis d'un mois. Cet équilibre juridique est un choix politique délibéré visant à protéger le domicile du locataire.
Le déclin du contrat à durée indéterminée
Bien que cela soit la norme en or, les locataires potentiels doivent être conscients que les contrats à durée indéterminée deviennent de plus en plus rares sur le marché privé de la location. Depuis l'introduction du bail à durée fixe de deux ans en 2016, de nombreux propriétaires privés ont choisi de proposer ces baux temporaires à la place, car cela leur donne la certitude de pouvoir mettre fin à la location sans procédures judiciaires après la fin du terme. Cela a entraîné une diminution significative de la sécurité du logement à long terme pour les locataires du secteur libre.